Il y a deux semaines, je partais, seule. L'Erasmus c'est aussi ça, apprendre à voyager seul, à découvrir seul lieux, cultures et traditions, et pouvoir les comprendre, les interpréter et partager ses impressions et son émerveillement avec ceux qui n'étaient pas là.
Bon j'arrête là mes divagations, car je ne suis pas restée seule bien longtemps.
Départ pour Milan, dans le nord de l'Italie, où j'ai retrouvé un de mes amis de Sienne, Fabien. Il m'a accompagnée pour 2 jours dans ma semaine de découverte nordique.
Et je mesure le mot "découverte".
Etape 1: En effet nous sommes partis, directement pour Bergame, une ville à une heure de Milan (ville où je ne suis pas restée, la transcendance n'ayant pas du tout été atteinte la fois où j'y ait mis les pieds pour la première fois en août dernier).
Alors Bergame, c'est un ovni italien. Du moins en ce qui concerne l'ambiance. Ces gens n'ont comment dire... absolument pas le sens de l'accueil et du sourire envers l'étranger. (Je savais qu'au nord de l'Italie, les étrangers étaient encore moins les bienvenus que d'habitude sur la péninsule, mais là je suis restée pantoise!). Les gens nous foudroyaient du regard quand on rentrait dans leur boutique, répondaient de manière peu délicieuse pour une question posée. Le mieux a quand même été quand on s'est assis pour partager une pizza dans un café, et qu'au moment où je m'assurais que le couvert était compris, le barman a aboyé: oui c'est compris, de toute manière tout est gratuit, vous ne prenez rien à boire, vous ne prenez même pas une pizza chacun, le couvert c'est donné. Je n'en croyais pas mes oreilles. En sortant j'ai lancé un merci chaleureux "pour l'accueil... et la gentillesse". Je n'ai pas cherché à comprendre ce que le type maugréait derrière son bar.
J'ai songé que leur accent du nord, aux tonalités de montagnes russes, y était peut être pour quelque chose dans la sensation d'agression que j'avais en leur parlant, mais j'ai constaté au cours de la suite de mon voyage que ce n'était pas l'accent, mais juste une attitude propre aux Bergamasques.
Bon, malgré tout c'est une ville charmante, notamment la ville haute (le coté médiéval), qui est caractérisée par ses nombreux clochers (bah oui vous êtes en Italie!):
En redescendant de la ville haute, une belle vue sur un monument éclairée aux couleurs de l'Italie, en l'honneur des 150 de l'unité italienne, fêtée partout en Italie:
Etape 2: Fabien m'a accompagnée le lendemain pour ma première journée à Verone, la seconde je l'ai faite à ma vitesse, accompagnée uniquement de mon appareil photo (ça vous étonne?)
Verone est une ville superbe, c'est la ville de Romeo et Juliette notamment, mais elle renferme d'autres secrets et splendeurs qui égalent Florence ou Rome.
Emue devant églises, tableaux, et reflets j'ai été, et ici avec vous je vais les partager:
(Fabien devant l'Arena, bien mieux conservée que le Colisée de Rome!!)
Les millions de déclarations d'amour ajoutées au fil du temps sur les murs de la Casa di Giulietta (la maison de Juliette), là où cette dernière aurait écouté les déclarations du beau Roméo, du haut de son balcon :
Sur les bords du fleuve:
Les oeuvres d'art cachées: dans l'église San Zeno (le protecteur de Verone si je ne m'abuse), une fresque peut en cacher une autre... lorsque le XIIe siècle laisse entrevoir le IXe siècle:
Le crépuscule du haut de la tour dei Lambreti, vue sur le Duomo:
Etape 3: Padova (ou Padoue per i francesi)
Après Verone, j'avoue avoir été moins transcendée par Padoue. Mais le beau temps, et le temps m'ont aidée à apprécier également, dans une moindre mesure toutefois, cette ville:
L'immense Palazzo della Ragione (Palais de la Raison), ancien tribunal de la ville. On peut distinguer à gauche de la statue équestre, une petite bonne femme... cela vous donne une petite idée du gigantisme de ce lieu, décoré de centaines de fresques représentant les travaux saisonniers, les mois, les signes astrologiques, et des animaux divers et variés.
J'ai aimé la propreté de la ville, et notamment le tri sélectif vraisemblablement bien organisé, du moins mille fois mieux qu'à Rome, ou dans le Sud de l'Italie de manière générale... on sent l'influence des pays germaniques voisins.
J'ai flippé et me suis sentie affreusement mal à l'aise dans l'église Saint Aintoine de Padoue devant la ferveur maladive et sectaire des catholiques, venant toucher et embrasser le tombeau de Saint Antoine d'une manière théâtralement dramatique, pour recouvrer la santé, ou pour espérer la réussite de leurs enfants dans la vie (et pour pouvoir aller au Paradis bien sûr)
Certes la religion n'a aucune signification à mes yeux, mais j'ai souvent été émue dans les lieux de cultes, or ici je ne voyais que la religion typique de l'Italie, celle qui trop souvent embrigade, vole et ment.
Le tombeau... très chargé en décor/ et Saint Antoine de Padoue, vu du jolie cloître du Magnolia.
Etape 4: Me voilà enfin en route pour Venise, là où j'ai retrouvé Vincent pour quatre jours! Nous avons profité formidablement bien de la ville magnifique, peut-être bientôt engloutie, mais aussi du début du fameux carnaval de Venise! Au menu: masques, déguisements, animations, et... la foule!
J'arrête mon grand blabla, et vous laisse plutôt savourer les merveilles de Venise:
(le pont du Rialto)
ses couleurs formidables)
Et enfin, le carnaval:
La remarque générale du voyage: ils ont vraiment un accent étrange dans ces contrées! Et le dialecte vénitien a plus à voir avec du bulgare à l'accent brésilien qu'à de l'italien, je n'ai rien compris!
Tes photos du Carnaval sont super jolies!
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