mercredi 11 août 2010

la cuisine!

Il y a ici deux types de cuisine dont il faut que je vous parle: La première est la cuisine italienne, « il cibo » qui signifie quelque chose comme le repas. Quel plaisir de prendre un café en Italie, de manger une glace aussi bonne que chez Nardone mais sans payer 5euros pour tester 3 goûts (3 gusti en italien, désolée je commence à prendre des mots anglais et italiens et à les utiliser dans le langage courant français, bon ça m’arrive pas tous les jours, mais quand même ! parfois je parle aussi l’ITANGLAIS ce qui consiste à incorporer des mots italiens quand on ne trouve pas un mot anglais lors d’une discussion english, et vice et versa. Très utile, sauf quand votre interlocuteur ne maitrise bien qu’une des deux langues). Bref, j’ai mangé dans parait-il le glacier le meilleur du monde (élu ainsi en 2007) à San Giminiano, petit village à 1/2h de Sienne (le Manhattan de la Toscane, ce nom s’explique du fait de toutes les tours médiévales qu’on peut y voir). J’avoue que la glace Fior di Nutella était top : crème, des morceaux de nutella, et des noisettes entières...bonheur! Je retrouve aussi les Pizza al Taglio (à la coupe) que j’avais déjà testé en quantité avec Kévin à Turin: au lieu de payer cher une pizza entière, on peut pour 2€ avoir 1/6 de pizza, ce qui suffit pour dej vu la taille de la pizz. Mais cette cuisine là, tout le monde la connait plus ou moins. La cuisine dont je voudrais vous parler, est un peu différente… …je parle de la cuisine de la Casa dello Studente. Et oui, la cuisine en tant que lieu d’art et d’essais culinaires des étudiants erasmus de notre résidence. Alors pour commencer il y a une cuisine par étage : il y a deux étages entiers, ce qui fait facilement 40 personnes pour une cuisine, et si on rajoute les demi-étages (cette complexité architecturale ne doit pas vous effrayer : cela correspond à une partie du bâtiment qui a un 3e et un 4e étage auxquels on accède par un autre escalier) qui n’ont pas de cuisine à eux, on peut facilement s’imaginer que chaque « cuisine » est partagée par 50 à 60 étudiants. Bon au premier abord, on se sent rassuré : ouf il y a 4 frigos (et dans la partie opposée de chaque étage, il y en a un en plus, soit 5 frigos par étages (1 seulement dans les demi-étages). Quand on ouvre les frigos le premier jour, on est un peut moins confiant, car il n’y a pas de niveaux dans le frigo, cela va être difficile d’aménager la place. Et bien entendu au bout de 2 jours, on se rend compte du bordel que c’est, et que écidemment, pour 60 personnes, bah avec 5 frigos… comment dire… on se sent un peu à l’étroit. Chacun garde ses courses dans le sac plastique PAM (le magasin du coin) et les sacs s’empilent les uns sur les autres. Mais comme il n’y a pas d’étages, la partie haute du frigo est mal desservie, il faut ruser d’ingéniosité pour superposer le plus de sacs possible. Mais, c’est encore trop facile : quand les sacs sont trop grands dans la partie basse et que la place manque, le frigo bien entendu ne ferme plus. Alors là, une vraie partie de Tetris commence : on sort tout, on remet, on ferme, on rouvre, on arrange, on passe le sac d’en dessous au dessus, on retente la fermeture, on déplace une bouteille qui traine, on pousse, on ferme, on donne un bon coup dans la porte… c’est bon. J’envisage de me réorienter dans l’aménagement du territoire… Ensuite il y a la vaisselle : évidemment il n’y a quasiment aucune vaisselle, poêle, casserole et autre saladier… (bien entendu ils nous avaient conseillé d’emporter nos ustensiles de cuisine, certains on suivit cette consigne mais en emportant seulement l’essentiel (moi), et d’autres non rien pris du tout (la majeure partie de la population de la Casa dello studente). Alors c’est un troc permanent : je te prête ma casserole si tu me passes ton épluche légumes. Et enfin il y a le meilleur pour la fin : le diner. Bien entendu, il y a ceux qui mangent vers 18h/19h (les tchèques, anglais, quelques allemands, les hongrois et certains pays nordiques, mais on ne peut pas trop généraliser les horaires de diner des étudiants du centre et du nord de l’Europe) par contre, évidemment, les français et les espagnols, mangent, c’est bien connu, tard, vers 20h/ 21H. Donc on se retrouve souvent au même moment dans la cuisine. Bon, le petit souci n’est pas tant qu’ils parlent fort, mais plutôt le fait qu’ils soient nombreux, et restent entre eux, du coup ce n’est jamais 2 ou 3 espagnols qu’on retrouve dans la cuisine, mais 6 ou 7, si on rajoute 2 allemandes qui finissent de manger, et 3 français qui débarquent, ça commence à faire du monde. Il faut donc partager la table entre ceux qui mangent déjà, et ceux qui préparent. Et le pire pour la fin (ou pour la faim, comme vous voulez) : il y a 8 plaques dans la cuisine, jusque là ça va. Mais elles ne marchent pas toutes avec la même vigueur, et bien évidemment, quand 6 plaques fonctionnent, qu’il y a la lumière allumée en plus, et que l’électricité de la cuisine a marché tout le début de soirée…. et bien ce qui ne manque jamais d’arriver c’est que … les plombs sautent. La 1e fois c’est déstabilisant, ensuite, tout le monde fait juste un « oooooh » d’exaspération. Au début je ne savais pas remettre les plombs, maintenant je suis devenue une experte ! Enfin bon, le problème c’est que les plombs quand ils se mettent à sauter, ce n’est pas qu’une seule fois : on remet, et pouf ça ressaute, on remet, ça ressaute. Et évidemment personne ne veut faire des concessions et dire : ok j’enlève ma casserole, je ferai mes raviolis plus tard. Donc l’astuce pour que chacun puisse faire cuir notre miam miam : éteindre la lumière…à 21H je vous avoue qu’il commence à faire un peu sombre^^ mais bon c'est très rigolo alors on s'en fiche! Pour finir, il est évident que lorsque toutes ces plaques tournent en même temps, le temps de cuisson devient tout de suite beaucoup plus long (cherchez pas, je sais pas pourquoi) et de l’eau qui boue normalement en 5/10 minutes, n’atteint les 100 degrés requis, sur les plaques les plus défectueuses, qu'au bout de 30 minutes (voire plus), il faut ensuite faire cuir ses pâtes (rajoutez 15 minutes si tout va bien)… le temps de servir, un peu de sel, du pesto : et voilà, 45 minutes pour faire des pâtes… Voilà mon auberge espagnole de ce mois-ci, on mange pas très diététique et on dort peu, mais on s’amuse beaucoup :)

1 commentaire:

  1. Je commence à maitriser le hongranglçais. C'est rigolo aussi.
    Porte toi bien ma chère N'inès! =)

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